J30 – Samedi 16 août - San Francisco

Publié le par notretourdumondeparpetitsbouts

Opération Carnet de route en attendant que Jolhan émerge… L'éternel problème est la chasse à l'électricité. Je finis par m'installer près des restrooms, mon cable branché près du lavabo transitant par la fenêtre. Ca marche, mais je regrette de ne pas avoir une grande rallonge …

Opération Rangement du matériel, puisqu'on rend la voiture en arrivant à San Francisco. On garde les tentes et on réussit à donner au Ranger de service le petit matériel : glaciaire, camping gaz, assiettes, etc. Direction SF qui n'est qu'à une quarantaine de miles.

On retrouve pendant quelques miles une température élevée, mais il faudra se rendre à l'évidence. Il fait froid à Frisco et il y a un brouillard permanent, plus ou moins dense.

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L'arrivée dans Frisco est exceptionnellement belle et simple. Pas de banlieue industrielle, en tous cas de ce coté-ci. On arrive par le highway 101 qui aboutit directement sur le fameux Golden Gate Bridge qui d'ailleurs est tout rouge et dont les haubans se perdent dans la brume. En fait, le pont marquait l'entrée dans le pays de l'or, d'où le nom donné par les 49ners. Le highway change de nom en entrant dans la ville. Au bout de 800 mètres, il s'appelle désormais Lombard street et hop, voici le Presidio Inn, notre motel. Vraiment super (l'entrée de ville, pas le motel).

L'accueil hispanique est en dessous de tout. Aucun sourire, aucun geste de sympathie. Le réseau Wi-fi ne fonctionne pas. L'élévator non plus. La machine à café non plus. Et on est au bord de l'arrivée de l'autoroute…

Douches et direction O'farell street pour rendre la voiture. C'est facile : Lombard street sur 1,5 kms, Van Ness Avenue sur 2 kms, et nous sommes sur O'Farell street. La réputation des loueurs américains n'est pas usurpée. Le checking out se fait en moins de 2 minutes. Fini, plus de voiture. Adieu notre Dodge Jeep Cherokee bleu vif.

On est samedi. San Francisco grouille de monde. D'emblée, la ville nous fait une bonne impression. Une vraie ville, si différente de Los Angelès.

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Restau du coin. Ouf, les serveuses sont accueillantes et souriantes. L'accueil du Motel semble donc une pratique très isolée.

Opération "Pass". Il s'agit d'acheter le forfait qui nous permettra de circuler dans Frisco. Le Visitor Center est annoncé fermé sur le guide. On se dirige vers le centre des "cable's cars".

Découverte du relief de Frisco, construit sur une immense colline qui domine la baie (baie dont on parle peu, sans doute parce qu'on la voit rarement). On retrouve des scènes de film et notamment de Bullit, avec ses rues en pente qui descendent en toboggan. Bon là, on est dans le sens montant et les mollets en prennent conscience rapidement. C'est vraiment spectaculaire. Sur le trottoir d'en face, un père de famille s'épuise à pousser une poussette et ses deux enfants. Il s'arrête tous les 10 mètres et repart. Les voitures sont garées perpendiculairement au trottoir. On ne voudrait pas être à l'intérieur, ni dans celles qui montent, ni dans celles qui descendent du reste.

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On découvre les cable's cars. Unique, grandiose. Inattendu aux USA où on ne prend habituellement aucun risque. Une sorte de cabine de très vieux tramway sur les marche-pieds desquels les passagers s'agglutinent, les plus exposés frôlant les voitures ou les passagers du cable's car qui arrive en sens inverse. Mais le plus spectaculaire est sa conduite. Un câble en mouvement parcourt tout le circuit, sous la chaussée. Par un système de pince, actionnée par un levier d'environ 1,50 mètre, le chauffeur accroche sa cabine sur le câble. On démarre. Quand il veut s'arrêter, il libère la pince. Dans les descentes, il se libère du câble. Il dispose d'un deuxième levier de même taille qui lui permet d'actionner un patin de frein. Tout cela est très physique. L'opérateur dispose dans la cabine, au milieu des passagers d'une zone dans laquelle il opère debout, avançant pour chercher son levier de frein et se cramponnant dessus pour assurer le freinage. Tout cela parait très approximatif, d'autant que les trois lignes de cable's car encore existantes parcourent pour l'essentiel la colline et les fameuses rues de Bullit.

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C'est pas là. Je sais, le guide de la ville dit que oui mais c'est non. Bref on utilise gratos le cable's car avant de finir par acheter les fameux pass.

Et maintenant, on fait quoi ? Nous avons prévu de rester 4 jours à SF, il va falloir s'organiser. Déjà Jolhan demande si on peut avancer la date du retour et se prévoit quelques séances films au Motel sur le "Narcos" prêté par Kévin…

On pare au plus pressé. Chinatown, c'est une valeur sure, et c'est à deux pas. Beaucoup de boutiques pour touristes, mais aussi des lieux plus authentiques comme ce magasin qui vend des produits aussi bizarres que des cornes ou des queues de daim. Et c'est pas une petite boutique. Et il y a des clients. Ou cette gargote où visiblement tu ne peux pas acheter une tasse de thé sans que le vendeur ne vienne s'installer devant toi avec sa plaque chauffante pour te montrer comment on élabore et savoure le thé. On reviendra quand notre anglais sera plus élaboré.

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Il fait froid. Retour Motel, d'abord par le cable's car, puis à pinces. On n'est pas si loin, il nous faut une vingtaine de minutes. On se fait expliquer le réseau de bus à un arrêt.

Jolhan mobilise le PC. Cath allume la télé. On suit le Marathon Dame. Bravo la roumaine, vive l'Europe. Honte à la télé made in USA qui présente 4 minutes de reportage pour une interruption publicitaire de 4 minutes. Pendant les 2 heures 30 que dure le marathon. Tu imagines ? On s'extrait vers 10 heures pour aller acheter 3 hamburgers. Demain, il va falloir s'organiser …

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