J16 – Mardi 27 juillet 2010 – La Paz

Publié le par notretourdumondeparpetitsbouts

Deuxième journée consacrée à la visite de La Paz. Le quartier colonial et ses musées et … c’est à peu près tout.

Du coup nous commençons par les réponses à vos « comments ». C’est un réel plaisir d’être en interaction avec vous. Nous accueillons avec plaisir (et un peu d’appréhension quand même) Otis qui s’échauffe doucement. La pression monte ; déjà nous avons du mal à nous endormir lorsque nous n’avons pas pu poster l’article du jour, maintenant il va falloir surveiller plus attentivement ce que l’on écrit (Des ajoncs dans le lac Titicaca, tu te rends compte … Merci Pastel pour la relecture – 2 millions d’habitants à La Paz au lieu de 800.000 … Je crains le pire quand Marico rentrera …).

Bon, je meuble parce qu’on n’a pas grand-chose à raconter. Nous sommes dans le hall de notre hôtel ; il est 19h00. Encore une demi-heure et nous descendrons prendre le taxi pour le Terminal. Direction Potosi par un bus "semi-cama".

 

Quelques heures plus tôt …

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Ce matin donc, visite du quartier colonial. Pas grand-chose. Quelques spots qu’il faut bien chercher. Et quatre petits musées quasiment contigus dont le plus intéressant (peut-être) est … fermé. On voit donc quelques costumes et beaucoup de santons dans le premier, quelques bijoux en or dans le deuxième et l’histoire de Murillo dans le troisième.

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J’ai quand été marqué par trois choses. La première est que l’on parle beaucoup des Incas, mais les indiens Tiwanaku, à deux pas du Titicaca, avaient déjà développé une civilisation élaborée près de 7 siècles plus tôt. Selon le Routard, Hergé se serait d’ailleurs inspiré des œuvres des Tiwanaku dans sa représentation de l’art inca. C’est pour dire... (en même temps, c’est une petite déception, si on ne peut plus faire confiance à la culture tintinesque).

La deuxième chose, c’est la présentation de 3 momies incas, en situation au fond de leur tombe. Là, cela rappelait effectivement la momie de Tintin. J’ai ressenti à nouveau les frissons de l’enfance...

La troisième chose, c’est le destin de Murillo qui, le premier, a tenté de renverser le pouvoir espagnol. Cela s’est mal terminé pour lui, mais le chemin était tracé. C’est vrai que l’histoire des conquistadores et de leur descendants nous est étrangère (à part « Aguirre et la Colère de Dieu » et les deux derniers « Zorro ») et pourtant elle a sans doute bien plus changé l’avenir du monde que nos propres campagnes coloniales. On en reparlera demain.

Voilà. Ensuite, nous avons découvert notre premier almuerzo, repas du jour (bar salad, sopa, secondo plato, fruitas), pour 15 bolivianos, soit 1,5 €.

 Petit tour chez Aerolineas pour caler la fin du voyage et nouvelle aventure au sein du marché. Une pensée pour Pastel en découvrant cette spécialité locale. On lui laisse deviner ce dont il s’agit.

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Pensée également pour Delphine en dégustant notre premier Api, boisson chaude, épaisse et sucrée à base de maïs violet (on le retrouve …), clou de girofle et cannelle. Énergétique, parait-il. Pas mauvais en tous cas.

 Il est 19h30. On vous embrasse et on se rend au Terminal pour notre avant dernier transfert en « cama ».

 

Compléments du 27 juillet

Finalement, nous trouvons le temps (et la technique) pour répondre aux différents « comments ».

Je crois que je suis bien placé pour répondre à Kévin sur le mal des montagnes, le fameux « Soroche ». Et je dénie d’entrée toute compétence en la matière à ceux (et à celles) qui continuent à fumer en montant des escaliers à 4.000 mètres (suivez mon regard) …

Donc le mal des montagnes c’est :

Un mal de crâne. Je suppose qu’il peut être violent. Pour moi, il était plutôt latent, pas vraiment gênant, mais accentué régulièrement par un effort violent (ou par la fumée d’une cigarette – suivez mon regard …). Ceci dit, le mal au crâne disparait avec l’accoutumance, mais comme on est passé de 2.000 mètres d’altitude à 3.000, puis de 3.000 à 4.000, il est à chaque fois réapparu, puis a disparu. J’ai essayé de le soigner avec le « Maté de Coca », une infusion à base de feuille de coca qui ressemble à la verveine, mais je dois avouer qu’un bon cachet de Doliprane m’a paru être beaucoup plus efficace.

Un essoufflement lors de la montée d’un escalier. Tu montes un escalier et là, la bête te dit « Stop, pas assez d’oxygène, faire une halte avant de poursuivre ». Cela surprend au début.

Une simili crise d’asthme. Je n’ai jamais connu cela auparavant, mais je devine. La bête te dit « tu as respiré, mais je n’ai pas trouvé ma rasade d’oxygène, recommence ». Là-aussi, cela surprend au début et tu espères que la bête va trouver son compte à la rasade suivante. Surtout que la bête ajoute parfois « en plus, tu as remplacé l’oxygène par du CO2 venant des pots d’échappements et cela je n’aime pas du tout ».

Une plus grande sensibilité au froid. Toute la journée, sous le soleil, il fait entre 20 et 30°C et l’on se balade en T shirt. Mais dès que l’on passe à l’ombre, on a l’impression d’un courant d’air froid, un peu comme lorsqu’on nage dans un lac. Et lorsque le soleil se couche, ce courant d’air froid se généralise doucement. Hier soir, j’ai compris l’expression de nos grands parents « Avoir froid aux os ». Tu as l’impression qu’il ne fait pas froid et pourtant ton corps se met à trembler. J’ai mis ma chemise carline (celle achetée pour gravir le Mont Blanc), ma polaire (offerte par mes consultants pour mes 50 ans …), je me suis glissé dans mon duvet Lestra tout neuf, acheté pour l’occasion (-8°C, -19°C), et j’ai mis tout cela, toujours tremblant, sous les 3 couches de couverture prévues par l’hôtelier. Heureusement, je me suis vite endormi et dans la nuit, j’ai pu m’affranchir des 3 couvertures.

Voilà pour le mal des montagnes. Mon sentiment est qu’il ne faut pas être atteint par la limite d’âge pour faire ce genre de périple…

J’en profite pour aborder le problème du chauffage. Pour l’instant, nous n’avons trouvé nulle part de chambre chauffée. Les hôteliers jouent avec le nombre de couverture. A Aguas Calientes, à Cuzco et à Puno, nous avons compté six couches de couverture !!! Si on n’a pas le mal des montagnes, cela passe bien.

Incruste :

Je mets mon grain de sel (en avance de 6 jours … bon OK  elle était facile celle-là)… vous l’aurez compris, je ne me sens pas concernée par le mal de montagnes (sans doute une question de gènes J) et donc pas non plus par le froid ! Par contre, il y a un truc sur lequel je bloque : la douche ! Déjà en temps normal, il m’est difficile de me brosser les dents à l’eau froide … alors la douche ! là … non je n’y arrive pas !!!! Pour l’instant … j’ai contourné le problème en me servant de mon paréo comme gant de toilette (uniquement parce qu’il sèche vite … pas à cause de sa taille !) et je fais par petites surfaces ! Pour les cheveux, je cogite !

Il y aussi un autre truc qui moi me gène : c’est la poussière ! J’ai en permanence les yeux qui piquent et donc je les frotte … ils gonflent et sur les photos, je parais fatiguée alors que je suis en pleine forme !

Fin de l’incruste

 

Pastel : tu as vu que sur le post de la visite des Uros, on t’avait mis une photo spécialement pour toi ? Le cochon d’inde avant la cuisson J

Cat 92 : on ne voit pas où tu vois une pyramide … on pense qu’il est grand temps que tu partes en vacances …

 

Je reprends le clavier pour répondre à Delphine. Nous avons donc découvert la Troucha a la Plancha par hasard. Un vrai régal. En ce qui concerne l’Api, nous ne l’avons pas trouvé au menu. Par contre cet après-midi, nous avons découvert au marché une vingtaine de personnes faisant la queue, pour boire un Api. Ce serait donc limité et apprécié. Dès qu’on peut (dès que je peux), on se (je me) lance. Merci pour avoir noté la Saint Jacques. Pourquoi voulais-tu nous faire passer par Tupiza ? J’ai l’impression qu’en respectant la boucle traditionnelle à partir d’Uyuni, on gagne une journée et on voit beaucoup moins de touristes. Puisqu’on avance tous en même temps… Sinon tu passes ton temps à les croiser … Isn’ it ?

A nouveau pour Kévin, pour ce qui concerne mon look. Et encore, je sélectionne les photos. Jusqu’à présent, j’ai éliminé les photos prises au petit matin à l’arrivée du bus de nuit. D’abord je m’habitue, ensuite je diffuse …

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