J1 - Vendredi 18 juillet - De Montesson à Jackson Hole

Publié le par notretourdumondeparpetitsbouts

5h30 : Lever. Titi s'est couché tout habillé. Il a dormi 3 heures. La tactique nous échappe.

6h15 : Fidele Boudou est là. On a du mal à caser tout notre barda dans sa voiture.

7h45 : Charles de Gaulle. Un agent de Lufthansa nous propose de partir à 8h10 au lieu de 9h20. OK. Du coup on gratte toute la file. Mais la fille à l'enregistrement se goure et nous inscrit sur le vol de 9h20 !

9h20 : Départ Charles de Gaulle. Vol Lufthansa 4211.

Transit par Frankfort. Vol Lufthansa 9150.

J1 - Roissy 3

14h30 : Départ to Chicago. 8 heures de vol. Chacun s'organise. Je lis Mickaël Moore. Cath Brode. Jolhan regarde ses films. Sur l'écran de l'avion se succèdent des films sans intérêt où apparaissent des têtes connues Donald Sunderland, Pierce Brosman, Alison Jennifer, dans des rôles sans intérêt. Les hôtesses sont expérimentées … Le steward aussi. Je prends le café sur le futale. Je ne comprends rien à ce qu'ils disent. Je sors "l'anglais en 2-3 semaines" …

Arrivée Chicago. 1 heure pour passer le poste de police. On remplit les fiches vertes que l'on avait ignorées dans l'avion. L'agent de la police des frontières tente une vanne puis, devant nos visages sans expression, se résigne. On a droit tous les 3 à la prise des empreintes (quatre) et à la photo. On récupère nos bagages pour les abandonner un peu plus loin à des agents de United. On sort une minute : L'air est chaud et moite. On cherche à se repérer. Une hôtesse nous indique l'Aéroport 1. On prend le train. L'avion a une heure de retard. On prend notre temps. Une glace et une photo chez Starbucks. Un pot de salade de fruits. On attend. On embarque avec 2 heures de retard. Des dizaines d'avions tentent de s'organiser pour le décollage. On part avec 3 heures de retard.

Dans l'avion de Jackson Hole. 7 heures de décalage horaire avec Paris. On est nase. On essaie de manger quelque chose. C'est 5 dollars la pochette surprise. On en prend 3 différentes pour tester. Je tente le bœuf séché sucré. Le goût me poursuivra pendant 24 heures. Le fromage, les chip's, une sorte de pâte à tartiner, tout est du même tonneau. Je termine 2 bounty de midi.

 Jackson Hole. Une huitième heure de décalage horaire. L'aéroport est accueillant, chaleureux : du bois, des tapis, des montagnes. En attendant les bagages, je vais vérifier auprès de Gold que l'on peut prendre le véhicule le lendemain dans Jackson Hole. "I'm Rebecca. You take the car where you want. There is no problem. What's your hôtel ? Never heard about it. What's the phone number ? But it's not from Wyoming". Bon … Je tente de vérifier au téléphone, mais j'ai déjà compris. Le Jackson où j'ai réservé l'hôtel n'est pas celui du Wyoming. On récupère les bagages et on sort prendre un taxi. Il n'est pas loin de 23 heures. Plus de taxi. Je reviens voir Rebecca. "May I have the car to night ?" - "No problem". Pendant qu'elle se mobilise sur le contrat et que son énergie s'use au fur et à mesure qu'elle tente de me transmettre les informations utiles, un gars surgit de nulle part et s'attaque bénévolement à notre problème d'hôtel. Il vérifie que notre chambre nous attend dans le Mississipi et entreprend de trouver un hôtel de la même chaîne ici. Finalement, il nous trouve une chambre à $150 ce qui est un soulagement. Il me passe son portable pour que je puisse réserver. Il est reparti avant que je n'ai le temps de le remercier. Ca, c'est de l'hospitalité ...

Rebecca fait ses dernières recommandations dans le vide. Yes, yes …

On sort sur le parvis à la recherche de notre X'anterra. Il n'y a plus que nous tirant dans la nuit sombre nos 6 bagages. Voilà l'engin. Il est balèze mais à coté de certains monstres il fait raisonnable. 20 mètres après être parti je débraye et l'engin pile. Merde, c'est une automatique. Dans la nuit, sous la pleine lune, on quitte l'aéroport. Jackson Hole est à 15 minutes. On découvre une ville de montagne sympathique. Des rues larges se croisant à angles droits. Des habitations d'un étage. Des décorations faites par des empilements de bois de wapitis. On apprendre plus tard qu'ils les perdent chaque hiver et que la moitié d'entre eux, soit 7.000 têtes viennent passer la période froide dans la vaste plaine qui débouche sur Jackson Hole. Il n'y aurait donc qu'à se baisser pour ramasser 14.000 bois chaque année. C'est quoi l'hôtel ?. Pas de nom sur la feuille griffonné par notre sauveur. Un chiffre : 49. Là, le "forty-niner" ! Je me gare et essaie de sortir la clé de contact. Rien à faire. Je demande l'aide d'un gars en train de fumer, devant sa chambren à poil dans sa robe de chambre. Il tatonne, empeste la voiture, et réussit. Yes. Il fallait mettre le levier de vitesse sur "Parking". Je récupère la clé de la chambre. Je veux déplacer la voiture. Pour bouger le levier de vitesse, il faut d'abord mettre le pied (droit) sur le frein. Je trouve cela tout seul ! Très intuitive la conduite automatique.

J2 - Jackson Hole - Motel 2 J2 - Jackson Hole - Voiture 1  J1 - Jackson Hole - Motel

J2 - Jackson Hole - Panneaux 1 J2 - Jackson Hole - Panneaux 2 J2 - Jackson Hole - Panneaux 3

Le 49ner. Un tas de bois nous attend à l'extérieur. On entre. La cheminée est bien là, immense. La pièce fait 40 mètres carrés. Les lits font 4 mètres carrés chacun. Frigo, micro-onde, cafetière, fer à repasser, il y a tout. On s'effondre vers minuit.
On vérifiera le lendemain que notre chambre est exceptionnelle. Les autres sont plus basiques.



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