J1 - Vendredi 15 juillet 2011 – Delhi

Publié le par notretourdumondeparpetitsbouts

Courte nuit. Escale à Doha (Qatar) vers 23 heures. Nouveau départ deux heures plus tard. Atterrissage à 9h00, heure de Delhi, 5h30 pour Paris. Eh oui, il y a 3,5 heures de décalage horaire …mais toute l’Inde vit à la même heure.

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Là ; il est 21h00. Nous tombons de sommeil, il n’y a pas de Wifi dans notre hôtel, mais nous ne voulons pas garder nos premières impressions pour nous. Le courrier doit passer …

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Concrètement, on n’a pas fait grand-chose. Après avoir pris le superbe RER de Delhi, nous avons pris un rickshaw (ou tuk tuk, tu connais déjà) et rejoint le « Cottage Yes please » (!!!) notre hôtel à 15 € la nuit. Delhi ressemble à une ville d’Asie du Sud-Est (Ho Chi Minh, Hanoï, …) mais sans les envols de centaines de motos lorsque le feu passe au vert. Des auto-rickshaws (motorisés), des vélo-rickshaws (tu as déjà compris…), des coups de klaxons, mais rien de vraiment agressifs.

Notre objectif  est simple : réserver nos billets de train pour attaquer dès demain le tour du Rajasthan.

Et bien ce fut épique et révélateur.

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Les chauffeurs de rickshaws. Le premier a vite compris que nous ne connaissions pas les prix. On a donc conclu à 150 roupies au lieu de 20. Bon, ça fait 2,50 €, faut relativiser, mais cela nous aura permis d’avoir une pensée pour Delphine et Azziz qui ne se seraient jamais fait arnaquer. On alors ils auraient retrouvé le chauffeur de rickshaw pour une explication de gravure …

Ensuite, ce fut systématique, à croire qu’ils s’étaient passés le mot. « Un vieux avec une blondinette » … Comme on avait compris que le prix d’une course d’un kilomètre était 10 roupies, on négociait avant le départ, le plan à la main. « Governemental Tourism Office, 88 Janpath , 10 roupies ok ? » « Ok, come on ». 10 minutes plus tard, nous étions à l’opposé de Janpath, devant un office du tourisme privé. « Sorry, I thought it was this Tourism Office. To go to 88 Janpath it’s 50 roupies ». On a fini par avoir une carte, par connaître la direction et le prix et maintenant ils font la gueule …

Mais ce n’était rien par rapport à l’arnaque qui nous attendait (et que nous avons fini par déjouer, je le dis tout de suite pour ne passer pour des pigeons rêveurs y compris aux yeux de nos lecteurs …)

Pour réserver nos billets de train, nous devions aller à la gare de New Delhi. Au premier étage (first floor), dixit le Routard, il y a une salle réservée aux voyageurs étrangers qui peuvent recevoir des conseils et faire leurs réservations. Programmer un voyage en train de 12 jours, ce n’est pas facile, mais s’il faut en plus intégrer le fait que les retards au départ peuvent varier entre 0 et 4 heures, cela devient très difficile. D’autant que nous avions une date butoir, celle de notre avion pour le Ladakh, le 28 juillet.

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Nous arrivons à 200 mètres de la gare. On nous indique le hall de réservation des autochtones. Le militaire de garde que nous consultons nous remet sur le chemin. « 200 mètres, first floor ». 200 mètres plus loin, un officiel nous intercepte gentiment. « Désolés mais depuis les jeux du commonwealth, nous avons déplacé le Tourist Reservation ». Et gentiment, il nous indique le chemin « first on the left, first on the left, first on the right, quelques mètres et … first floor ». Bizarre, c’est de là que nous venons.  Alors que nous rebroussions chemin, un deuxième officiel nous intercepte et nous indique le même chemin. Nous repartons. On ne trouve pas, on redemande. Un quidam, nous indique à nouveau la première direction. Là, on finit par comprendre qu’on nous prend vraiment pour des pigeons (enfin pas tous), mais qui dit vrai , Ils sont tous aussi charmants et disponibles pour nous aider. Tiens voilà l’officiel de tout à l’heure. « Vous n’avez pas trouvé ? Je rentre chez moi, je vais vous y conduire ». « Vous n’avez pas confiance ? J’en suis vraiment désolé, je n’insiste pas … ».

Et bien croyez-le, on a choisi l’option dite « commonwealth », on a été jusqu’au bout et on a fini par trouver la boutique. Un immeuble de 2 étages avec marqué en gros « Tourist Reservation : first floor » (sic). Un vigile nous a accueillis avec bonhomie et comme nous avions l’air méfiant (Imagine la tête de Cath …), il nous a montré sa carte officielle de la direction ministérielle concernée. Nous sommes montés au premier étage. 4 sbires (mais pas un seul touriste) nous attendaient comme des barons de bonneteau (tu connais ?). Les choses étaient limpides. On a fait demi-tour, le vigile a essayé de bloquer la porte, on est reparti direction la gare. Et bien, en chemin, on a encore trouvé 3 sbires pour nous prévenir gentiment que « depuis les jeux du Commonwealth … »

Nous avons trouvé la fameuse salle au first floor de la gare. L’accueil patibulaire du chef de section nous a donné à penser qu’il était de mèche avec la dizaine de sbires qui nous avaient mobilisés pendant 2 heures. Paranos ? pas si sûr …

Nous avons fait notre programme, nous avons quitté la gare pour nous appuyer sur une agence de voyages pour acheter les billets et demain nous partons pour Agra … en voiture avec chauffeur !!!

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