Dimanche 22 janvier 2023 – Back to La Reposière,

Publié le par Notre Tour du Monde par Petits bouts

Retour à la Reposière après un stop au Grau du Roi pour faire la connaissance de Sacha.

C’est l’heure du bilan …

Après ce retour en ferry, qui nous a épargné à nouveau 1.400 km de routes espagnoles (pour un total effectif de 10.000 km), se termine ce nouveau maillon de « Notre Tour du Monde Par Petits Bouts », initié il y a maintenant … 16 ans.

J’en rêvais, nous l’avons fait. Cath voulait retourner au Sénégal, estimant avoir été frustrée, lorsqu’en 2017, nous avions effectué un voyage combiné « Sénégal – Cap Vert ». Moi, c’était la Mauritanie et la traversée du Sahara occidental qui m’attiraient. En préparant ce voyage, j’avais bien compris qu’il ferait plus de 10.000 km, et que nous passerions quelques heures dans la voiture. Pas sûr que Cath ait bien visualisé tout cela avant de partir… (bah non …)

Bref, nous avons beaucoup roulé, puisque, en dehors des 4 jours de ferry, nous ne sommes restés que 3 fois deux nuits au même endroit : A Fès, Marrakech et à 21Saint Louis du Sénégal.

Moi, j’ai beaucoup aimé ! Le fait que c’était probablement la dernière occasion de faire ce type de voyage a pu également bonifier mes sensations. J’ai conduit tout du long, mais le fait que les nuits étaient très longues (trop longues = 12h) a fait que les siestes étaient inutiles et que je n’ai jamais été fatigué, d’autant que les journées les plus longues avaient pour cadre de longues lignes droites où il suffisait de mettre la voiture sur « cruise » (vitesse de croisière) et de garder les mains sur le volant.

En dehors du ferry, nous avons passé toutes les nuits dans James, notre tente sur le toit, qui s’est révélée être la bonne option. Nous n’avons sorti notre auvent qu’une seule fois, à Marrakech ; les autres soirées nous nous contentions d’étaler notre bâche et de poser la table et les 2 chaises dessus. A l’exception de 2 nuits où nous avons bivouaqué en pleine nature, Cath nous a trouvé tous les soirs un camping ad’hoc avec électricité et douche, le plus souvent froide. On s’y est fait. (euh non, les calinettes ont été mes meilleures amies)… A part à Tiznit (sans eau dans les douches) et à Dakhla (sans sanitaires, sans douche) où nous sommes tombés sur des campings surchargés de camping-caristes retraités, les campings étaient déserts et nous pouvions jouer aux 4 coins avec les rares autres occupants.   

Coté nourriture, à midi c’était « casse-croute au cul du camion » (avec un verre de rosé, quand même) et le soir restau, ou l’inverse. 12 soirs pour 8 midis, précise Cath, qui aime les données précises.

Dans ce bilan général j’oublie le plus important : Avoir passé 6 semaines, 24 heures sur 24, avec Cath, sans avoir l’envie de la mettre dans l’avion au plus proche aéroport. Perso, je n’avais (naturellement) aucun doute … (moi si …)

Un petit point sur le matériel. Le Duster a montré les limites de son 4x4 dans le sable. Il sera en révision dès notre retour afin de vérifier s’il n’a pas trop souffert des passages sur les pistes. J’avais un doute sur la nécessité d’apporter un jerrican de gasoil et 2 jerricans d’eau. En fait il y avait du gasoil partout et un seul jerrican d’eau de 10 litres a fait l’affaire. Les plaques de « déneigeage » ont été ridicules dans le sable (pas faute de l’avoir prévenu). James, notre tente, a été à la hauteur. Nous avons mis en place l’isolation après Ouarzazate lorsque nous avons été surpris par des températures négatives. L’alimentation de jour de la glacière a cessé de fonctionner. Le célèbre pistolet à espresso s’est bloqué, de même que mon appareil photo Lumix. What else ? Globalement nous étions bien équipés.

 

Les souvenirs dans le détail :

Le Sénégal. Le monde … Ces centaines d’enfants aux abords des écoles. Ces femmes avec très souvent un enfant dans le dos. Ces gamins la tête rasée qui font la manche le matin pour le compte d’un religieux.

La Gambie, que nous n’avons fait que traverser et retraverser pour aller en Casamance. L'humour homogène des policiers lors des 4 contrôles. Je traduis car ils parlent anglais. « Puis-je venir avec vous pour fêter la nouvelle année ? ». « Puis-je rentrer en France avec vous ? » « Waouh, je veux cette voiture »…

La Mauritanie.

On oublie Nouakchott et Nouadhibou et le cauchemar de la conduite au moment de franchir les carrefours, lorsque le feu passe au rouge. Lorsqu’on se trouve sur la file du milieu, personne sur les files de droite ou de gauche n’envisage un seul instant de ralentir et on se crispe en espérant que le gars qui nous suit au volant d’une (antique) poubelle sait et a encore les moyens de freiner …

On oublie aussi qu’il n’y a pas de politique de traitement des ordures. Les abords de Nouakchott (et par abords il faut compter 100 km) sont répugnants malgré les panneaux « Ménageons le futur, ne jetons pas les ordures ». Comme quoi, ils ont débloqué des crédits pour cette politique…

Autres points noirs : Le passage des frontières, délicat sans l’aide d’un « fixeur » rémunéré. A Rosso, où nous nous sommes égarés, cela pouvait vite devenir l’enfer avec cette vingtaine de conseillers aux propos contradictoires dont le seul objectif était de soutirer de l’argent. 

L’Adrar (Chinguetti et Ouadane) : superbes ! Mais, tu auras compris, il n’est pas nécessaire de faire 10.000 km pour venir admirer cette région ; il y a des vols directs Paris-Atar tous les samedis… Du reste, on peut dire la même chose pour le Sénégal…

La bienveillance des Mauritaniens du désert. Lorsque nous pique-niquions un peu à l’écart de la route, certains faisaient demi-tour en nous apercevant pour vérifier que nous n’étions pas en difficulté. Et lorsque nous l’avons effectivement été, le premier chauffeur qui passait nous a emmenés et nous a trouvé la bonne solution sans accepter de contrepartie. Tous, nous ont toujours abordés avec une grande gentillesse.

La sécurité mauritanienne avec ses contrôles récurrents de gendarmerie ont pu nous paraitre contraignants mais ils étaient la preuve que le gouvernement mauritanien veut maintenir la sécurité sur cette partie du territoire. Bon, il faut s’habituer au « Bonjour ! Ca va ! Donnes-moi la fiche » qui semblent être les seules phrases du répertoire des gendarmes.

Les mosquées et les appels des muezzins. Ceci est valable pour les 3 pays musulmans, quadrillés par un réseau de mosquées à tel point que nous n’avons jamais échappé à l’appel à la prière du muezzin à 5 heures du matin ; sauf naturellement la nuit passée ensablés … Mais le summum est tout de même en Mauritanie, république islamique, où les minarets diffusent non seulement l’appel à la prière, mais la prière elle-même … Bonjour la cacophonie lorsque plusieurs minarets sont à portée d’oreilles !

Le Maroc

Nos souvenirs remontaient à près de 25 ans et nous avons plutôt cherché à les compléter qu’à les actualiser. Nous avons donc évité Rabat et Casa.

Nous avons été impressionnés par le nombre de chantiers de construction de bâtiments. Partout, à Fès comme dans le Sahara occidental, des milliers de logements sortent de terre.

Le réseau routier est également au top. Les entrées de ville sont remarquables avec de larges avenues plantées de palmiers. Les rues sont propres. Presque trop et nous avons regretté la rénovation des souks de Marrakech (celle de la médina à Fès trop « moderne » et celle de la ville de Meknès où tout est en rénovation).

Et où sont passés les vendeurs qui nous harcelaient ? les vendeurs de narguilés ? de pâtisseries orientales ? de merguez ? etc … Perso, je n’ai pas reconnu le Maroc. Le Maroc a beaucoup souffert de la pandémie et beaucoup de campings ont été abandonnés par leurs propriétaires européens.

Par contre, une chose qui n’a pas changé, c’est la gentillesse des marocains. Avec une pensée pour le gentil monsieur qui m’a accompagné chez le Juif à Tiznit.

Nous avons découvert à Tiznit, Dakhla et Tafraoute, notamment, ces camping-caristes retraités, souvent octogénaires, qui passent l’hiver au Maroc et qui se retrouvent dans certains campings. Ils restent une ou deux semaines dans chaque site, parfois plus, et reviennent chaque année.

 

That’s all friends ! Merci de nous avoir suivis et d’avoir réagi par vos commentaires toujours très appréciés ou un simple clin d’oeil (parce que c’est le but d’être abonné à un blog : l’échange ; d’ailleurs à ce sujet, on pense à modifier le système l’année prochaine, perso, je n’aime pas trop le côté voyeur …).

Mention spéciale à Marie-Hélène et Raymonde pour leur présence et leur humour renouvelé …

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A
Merci de nous avoir fait rêver pendant ces quelques semaines. Votre bilan est intéressant. C'est un superbe périple de 10 000 km qui nous a permis de découvrir des contrées que l'on ne connaît pas encore (à part le Maroc ) mais que l'on espère découvrir bientôt peut-être quand on aura notre nouveau Van !!! Bizh de 2 baroudeurs bretons rencontrés au bord d' 1 piscine (fin 2019) en Colombie. <br /> Annie et Yves
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M
Ouah en plus le bilan de votre petite escapade! Merci les Amis! Hâte de voir ressurgie vos messages qui enchantent notre vie de sédentaires invétérés!!! Bisous big bien rassurés de vous savoir sains et saufs! Repos maintenant !
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D
Très bien de vous savoir rentrés .Merci. bonne soirée .biz
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C
Merci à vous de ce partage de vos voyages. C'est un réel plaisir pour moi. Cette fois ci j'ai même éprouvé quelques inquiétudes pour vous. Merci beaucoup pour ces magnifiques photos et ces incroyables récits. Vous devriez publier pour que vos petits enfants profitent de cela plus tard. Pleins de bisous à vous. A bientôt
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