J38 – Mercredi 3 février 2016 – Valle de Vinales

Publié le par notretourdumondeparpetitsbouts

Un endroit superbe! Le Routard vantait surtout les « Mogotes » ces pains de sucre calcaires arrondis tels qu'on les a déjà vus dans la Baie d'Halong. Donc forcément un peu déçus.

Par contre nous sommes entrés dans le pays du tabac. Un tabac cultivé à l'ancienne, avec charrues tirés par des bœufs, semis à la main, coupe à la main, etc. Les casas de tabaco, hautes maisons au toit pentu où sèche le tabac parsèment la campagne.

A Vinales même, le tourisme s'est développé, sans doute à cause des Mogotes. De multiples habitants ont construit des casas particulares avec en général 2 habitaciones pour les touristes. L'ensemble reste très agréable à regarder. Les murs sont de couleurs vives, les maisons de plain-pied.

Lorsque nous sommes arrivés, nous avons du affronter de multiples « todo occupado » avant d'atterrir chez « Lourdes ». C'est toujours un moment particulier, cette recherche d'une chambre lorsque tu n'as pas réservé. Avant, tu ne fais pas le fier. Le temps passe avec les refus et tu finis même par être vaguement inquiet, te disant qu'il va falloir reprendre la route et atterrir n'importe où. Après, c'est la belle vie : l'hôtesse est accueillante, la chambre est belle, le jus de fruit est frais. Todo bien …

La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac
La Valle de Vinales - La culture du tabac

La Valle de Vinales - La culture du tabac

Quelques (grands) moments de la journée.

Sur l'autoroute (très belle), un pseudo-flic en pseudo-uniforme nous balance un grand coup de sifflet et, d'un signe impératif, nous fait signe de nous arrêter. Je lui fais signe « N'importe quoi ... » et je continue. Derrière lui, un deuxième pseudo-flic sort sa pseudo-carte de police. On continue... Un troisième tente d'intervenir. « Cours toujours mon bonhomme … » En fait, nous avons été confrontés à la situation exacte contre laquelle David, notre hôte, nous a mis en garde avant de partir. La clé du truc : la ceinture. « Tu regardes la ceinture. S'il y a un pistolet, tu t'arrêtes, s'il n'y a pas de pistolet, tu continues ... »

Et voilà …

Ensuite, nous avons eu les « juneperos », ces jeunes qui essaient de se faire prendre en voiture pour mettre en œuvre l'arnaque qu'ils ont concoctée. Lorsque nous passons, ils font de grands signes « No, no, no », pour nous alerter sur un problème (très) important... Là, c'est le Routard qui nous a mis en garde. Et les choses se passent exactement comme il est écrit.

Un petit problème non résolu. Les hôteliers nous demandent nos passeports et nos visas qu'ils enregistrent soigneusement. Cela doit alimenter la police touristique. Or nous venons de constater que le tampon d'entrée à Cuba est daté du … 1er janvier 2016, alors que nous sommes entrés le … 1er février 2016. Erreur ou arnaque, on le saura plus tard. Nous penchons quand même pour une erreur.

Mais il faut savoir que le visa est valable 30 jours. Donc si nous étions entrés le 1er janvier, nous serions lors-la-loi. Vamos a ver …

Petite balade dans la campagne autour de Vinales. Nous atterrissons chez Antonio. Il nous invite à visiter sa maison, typique de la maison campagnarde locale. Sympa. Il nous montre au passage comment il fabrique son café. RV à la Reposière pour le goûter.

Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio
Visite guidée de la casa d'Antonio

Visite guidée de la casa d'Antonio

Une dernière anecdote pour finir la soirée. Accroches-toi, moi-même j'ai du mal à la reconstituer … Elle a pour thème le téléphone.

Demain, nous comptons dormir sur un site de plongée où il n'y a pour tout moyen d'hébergement qu'un hôtel. « Maria, hurle notre hôtesse pour sa copine de l'autre coté de la rue, Hay casas particulares a Maria la Gorda ? » Et ben non, il n'y en a pas.

Donc en fin d'après-midi, on se dit qu'il faudrait peut-être mieux réserver. Inutile de faire un détour de plusieurs heures s'il n'y a pas de place.

Notre hôtesse n'a pas de téléphone, mais elle nous suggère d'aller utiliser un de ces nombreux téléphones publics accrochés aux murs le long de la rue principale. Nous vérifions que nous avons de la monnaie et let's go !

Mauvaise surprise sur place. Les pièces ne sont pas acceptées, il faut une carte téléphonique. Flûte !

Mais une charmante dame nous indique que les bureaux de Etecsa, la compagnie de téléphone, sont situés dans la rue voisine. Let'go again …

Jeune homme très poli au guichet. C'est 10 pesos « nacional » la carte. Nous mettons un peu de temps à comprendre qu'il s'agit des pesos du peuple. On ne peut payer avec des Cucs, les pesos convertibles des touristes. Où peut-on changer des Cucs ? A la cadesa, mais elle est fermée à cette heure.

Bon, ben c'est râpé pour aujourd'hui. Et au passage, nous comprenons ces files de touristes devant des bureaux de change.

Heureusement, un jeune homme se propose de nous venir en aide. Il nous change 1 cucs contre 25 pesos et l'affaire est faite. Merci Companero !

Tiens au fait, on pourrait en profiter pour acheter des cartes Internet. Elles sont vendues ici à prix coûtant, 2 cucs pour une heure, alors que les hôtels les revendent 4,5 cucs. « 5 cartas por favor ». « Muy bien. Su passaporte per favor ». Et flûte, les passeports sont restés à la Casas de Lourdes. Bon, ben on reviendra manana … On ne peut tout avoir.

Et bien si ! Notre sauveur se propose de faire l'intermédiaire. Il est toutefois limité en achat de cartes, on ne sait pourquoi. Mais nous lui donnons 4 cucs et il achète pour nous 2 cartes qu'il nous remet aussitôt. Extraordinaire !!!

La suite est plus classique. Nous nous retrouvons devant l'appareil téléphonique comme une poule devant un couteau.

Un autre « Jinepero » nous vient en aide. Il faut faire 166, puis #, puis le code à 12 chiffres de la carte, puis #, puis le code de la ville et le numéro à 6 chiffres de l'hôtel et, mais je n'en suis plus si sur, le #.

Une fois, deux fois, trois fois. On change de poste, 10 mètres plus loin. Hors service ! Le suivant est trop proche d'une terrasse bruyante, on repart en arrière. Et ça finit par marcher.

Pour la petite histoire, il y a des places à l'hôtel et il n'y a pas besoin de réserver. Mais c'est bon de le savoir.

Pour l'autre petite histoire, notre Jinepero nous rend la carte, nous souhaite bonne chance et s'éclipse.

Tu vois, c'est ça, Cuba !

Appel téléphonique
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Commenter cet article

fourmi 04/02/2016 19:28

folklorique le téléphone. c'est dans ces moments que l'on apprécie la facilité en Europe et que l'on relativise quand parfois ça ne marche pas

Stinadanse 04/02/2016 17:19

Pas simple de se servir d'un téléphone de nos jours et il ne faut pas se mélanger les pesos avec les pesos !
Le café m'a l'air des plus fameux ! Sinon les photos sont toujours aussi sympas j'ai presque l'impression d'être à vos côtés en voyage.

nanou 04/02/2016 15:36

bon ben il faut aimer bourlinguer!!!!! on vous embrasse .